Loren Mawhinney 1re partie: Conseils

Interviewed by Fil Fraser at Banff World Media Festival on Juin, 2011

Je m’appelle Loren Mawhinney. Je suis vice-présidente du développement factuel pour  E-1 télévision  qui est devenue, ces dernières années, la plus grande maison de production et de distribution du Canada.

Fraser. Vous avez été impliquée dans presque tous les comités possibles : sur le conseil de Banff et d’autres: Comment voyez-vous cette expérience et votre contribution à l’industrie de la production canadienne?

Mawhinney.  C’est un privilège de participer à des conseils; on obtient plus qu’on ne donne.   Quand j’étais à Global Television, qui était en ce temps-là un radiodiffuseur  avec beaucoup de succès, nous étions un très grand supporter du Centre du film canadien de Banff, et d’un bon nombre d’autres institutions culturelles. Travailler sur des conseils avec vos collègues, non pour le bénéfice de la compagnie, est un moyen intéressant et dynamique de parvenir à connaître d’autres gens. Travailler avec un but commun est très gratifiant.

F.   Ce que font les conseils est de plaider pour un développement  et un changement de politique. Quels sont les développements de politique que vous avez vus au cours des ans, qui, à votre avis, étaient très importants pour l’industrie?

M. Je pense que la décision 1999 du CRTC (contenu canadien) (sur le nouveau media était importante). Les radiodiffuseurs feront cela tous seuls : nous avions  Traders  et Due South et un grand nombre d’autres merveilleux programmes à cette époque –là. Mais quand les circonstances économiques deviennent plus dures, vous découvrez que les diffuseurs ne veulent pas nécessairement faire cela tout seuls sans stimulation ni règlementation. Vous apprenez que parfois les règlementations peuvent être utiles quand il s’agit de forcer l’appétit pour la production dramatique canadienne.

F. Cela peut aider et peut entraver.

M. Ce qui était bien c’est la première audition de permis de BCE-CTV, lorsque CRTC a permis à BCE de dépenser leurs dollars de bénéfice sur leur propre programmation. On a vu tout d’un coup une confluence d’énergie, d’argent et de bonne volonté; et cela a créé d’immenses succès commerciaux comme Corner Gas. Alors, cela a été un tournant très positif dans notre industrie.

F. Quels sont les défis aujourd’hui pour les régulateurs? Ont-ils un rôle? Est-il plus grand ou plus petit dans le soutien de l’industrie?

M. Lorsque j’étais communicateur, lorsque l’on émettait sur les ondes, tout le monde regardait parce qu’il y avait beaucoup moins de compétition. Si c’était sur les ondes, les gens regardaient. Il y avait  beaucoup moins de services à disposition, alors les annonceurs dépensaient de l’argent sur les services conventionnels; ils n’étaient pas cannibalisés par les chaînes thématiques, à certains égards, c’était beaucoup plus facile il y a 20 ans et ce pouvait être une entreprise très lucrative. L’année dernière, avec Global qui faisait faillite, avec CTV appelant régulièrement ses investisseurs pour des afflux d’espèces…

C’est devenu une entreprise très difficile maintenant. Pour que la Commission puisse assurer que les diffuseurs soient en bonne forme et n’aient pas le sentiment d’être pénalisés parce qu’ils doivent faire CanCon, quand les services de télé-avertissement comme Netflix n’ont aucune obligation de contribuer à l’industrie canadienne, c’est vraiment pour eux un rôle avec beaucoup de défis. Comment règlementer Internet?

Loren Mawhinney 2ème partie: Règlement et des Finances